La réussite d’une entreprise dépend de sa capacité à maîtriser les aspects essentiels de son fonctionnement. Cela implique une compréhension approfondie des facteurs qui jouent un rôle crucial dans son succès. Ces facteurs peuvent varier en fonction de l’industrie, de la taille de l’entreprise et de ses objectifs stratégiques.

Pour évaluer et mesurer leur performance, les entreprises utilisent des indicateurs clés de performance (KPI) adaptés à leur secteur d’activité. Les KPI sont des métriques spécifiques qui permettent de quantifier et d’analyser divers aspects des opérations commerciales. Ils offrent une visibilité sur la santé financière, la productivité et l’efficacité globale de l’entreprise.

Dans cette perspective, il est impératif pour les entreprises de définir et de suivre des KPI pertinents et spécifiques à leur domaine d’activité. Ces indicateurs offrent des repères précieux pour évaluer la performance opérationnelle, identifier les opportunités d’amélioration et prendre des décisions éclairées.

Ci-dessous, vous trouverez une présentation de dix KPI financiers couramment adoptés par les entreprises en croissance. Ces indicateurs offrent une vue d’ensemble des aspects cruciaux de la performance financière, permettant aux entreprises de rester compétitives et de progresser de manière stratégique sur le marché.

En point 3, on vous explique également comment surveiller ces KPI grâce à vos outils informatiques.

En les intégrant dans leur processus de suivi, les entreprises peuvent mieux comprendre leur positionnement, identifier les domaines à fort impact et ajuster leurs stratégies en conséquence pour favoriser une croissance continue.

1- Les 10 KPI clefs de la Finance pour 2024

  • Marge brute
    • Mesure la rentabilité d’une entreprise
    • Une marge brute élevée indique une rentabilité importante sur chaque vente
    • Une entreprise doit ajuster sa stratégie si sa marge brute est faible
  • Marge d’exploitation
    • Évalue la rentabilité opérationnelle d’une entreprise
    • Une marge d’exploitation élevée indique une rentabilité opérationnelle importante
    • Une entreprise doit ajuster sa stratégie si sa marge d’exploitation est faible
  • Le ROI
    • Mesure la rentabilité d’un investissement
    • Un ROI positif indique que l’investissement à généré un profit
    • Un ROI négatif signifie une perte pour l’entreprise
  • Le flux de trésorerie
    • Mesure la quantité d’argent qui entre et sort sur une période
    • Offre une vision sur la liquidité et la santé financière d’une entreprise
  • Le seuil de rentabilité
    • Point où les revenus totaux égalent les coûts totaux
    • Au dessus du seuil, l’entreprise enregistre un bénéfice net
    • En dessous de ce seuil, l’entreprise opère à perte.
  • Le ROA
    • Mesure la capacité à générer des profits à partir des actifs
    • Un ROA élevé est signe de bonne gestion financière et opérationnelle
    • Un ROA faible peut signaler des inefficacités dans l’utilisation des ressources
  • Le taux d’écart budgétaire
    • Mesure la différence entre les résultats et les prévisions
    • Permet d’identifier les services où les performances sont éloignées des attentes
  • Le délai moyen de recouvrement
    • Durée moyenne nécessaire pour récupérer les fonds des ventes
    • Un délai plus court permet d’améliorer sa liquidité
    • Un délai plus long peut entraîner des problèmes de trésorerie
  • Le ratio de liquidité générale
    • Capacité d’une entreprise à faire face à ses obligations à court terme
    • Un ratio supérieur à 1 indique une entreprise capable d’y faire face
    • Un ratio inférieur à 1 peut indiquer des difficultés à y faire face
    • Un ratio trop élevé suggère que l’entreprise n’optimise pas les ressources
  • Le coût unitaire
    • Permet d’évaluer le coût moyen par unité produit
    • Mesure clef pour évaluer la rentabilité

2- Retrouvez ces 10 KPI en détail

Marge brute

La marge brute est un indicateur financier qui mesure la rentabilité d’une entreprise en évaluant le pourcentage de profit réalisé sur les ventes, avant la déduction des coûts variables liés à la production. C’est un élément clé pour comprendre la performance opérationnelle d’une entreprise.

La formule générale pour calculer la marge brute est la suivante :

  • « Revenus » représentent le total des ventes ou des recettes générées par l’entreprise.
  • « Coût des marchandises vendues » englobe les dépenses directes associées à la production des biens ou services vendus, comme le coût des matières premières, la main-d’œuvre directe et d’autres coûts liés à la fabrication.

Ainsi, la marge brute exprime le pourcentage de chaque vente qui reste après avoir couvert les coûts directs de production. Une marge brute plus élevée indique une rentabilité plus importante sur chaque vente, ce qui peut être un indicateur positif pour la santé financière de l’entreprise.

Si la marge brute est faible, cela peut être attribué à plusieurs facteurs :

  1. Pression sur les prix
  2. Coûts élevés des matières premières
  3. Inefficacités opérationnelles
  4. Politique de prix

Une marge brute faible peut ne pas être nécessairement négative dans toutes les situations. Par exemple, dans certaines industries où les volumes de vente sont élevés et la stratégie repose sur la capture de parts de marché, une marge brute faible peut être compensée par un volume de ventes important. Cependant, il est crucial pour l’entreprise d’évaluer les raisons de la faiblesse de la marge brute et d’ajuster sa stratégie en conséquence pour maintenir une rentabilité globale saine.

Marge d’exploitation

La marge d’exploitation, également appelée marge opérationnelle, est un indicateur financier qui mesure la rentabilité d’une entreprise en évaluant le pourcentage de profit réalisé par rapport à ses revenus, après avoir pris en compte tous les coûts opérationnels liés à ses activités principales. C’est un indicateur important pour évaluer la rentabilité purement opérationnelle de l’entreprise, sans considérer les charges financières, les impôts, ou d’autres éléments non opérationnels.

La formule générale pour calculer la marge d’exploitation est la suivante :

  • « Bénéfice d’exploitation » (ou résultat opérationnel) est obtenu en soustrayant de l’excédent brut d’exploitation (EBE) les frais d’exploitation, les amortissements et les dépréciations. C’est le profit généré par les activités principales de l’entreprise.
  • « Revenus » représentent le total des ventes ou des recettes de l’entreprise.

La marge d’exploitation mesure l’efficacité avec laquelle une entreprise gère ses coûts opérationnels par rapport à ses revenus. Une marge d’exploitation plus élevée indique une meilleure rentabilité opérationnelle.

Si la marge d’exploitation est faible, cela peut être attribué à plusieurs facteurs :

  1. Coûts élevés des opérations
  2. Prix de vente faibles
  3. Inefficacités opérationnelles
  4. Pression concurrentielle

Une marge d’exploitation faible peut indiquer des défis pour l’entreprise en termes de rentabilité opérationnelle. Cela peut nécessiter une analyse approfondie des coûts, des processus et de la stratégie commerciale pour identifier les domaines d’amélioration. Les entreprises peuvent envisager des mesures telles que la réduction des coûts, l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, ou des ajustements de prix pour augmenter leur marge d’exploitation.

Le ROI

Le retour sur investissement en français (ROI), est un indicateur financier qui évalue la rentabilité d’un investissement en comparant le gain net généré par celui-ci par rapport à son coût initial. Le ROI est exprimé en pourcentage et permet de déterminer l’efficacité d’un investissement en mesurant le rendement financier obtenu par rapport à l’investissement initial.

La formule du ROI est la suivante :

  • Le « Gain Net » représente le profit réalisé à partir de l’investissement, c’est-à-dire les revenus générés moins les coûts associés.
  • Le « Coût de l’Investissement » englobe toutes les dépenses liées à l’investissement, y compris les coûts initiaux d’achat, d’installation, de formation, etc.

Un ROI positif indique que l’investissement a généré un profit, tandis qu’un ROI négatif signifie une perte. Un ROI de zéro signifie que l’investissement a atteint le point d’équilibre, sans gain ni perte nette.

Ce KPI est un outil essentiel pour les entreprises dans l’évaluation de la rentabilité de leurs projets, programmes, ou initiatives. Il est utilisé dans divers domaines tels que le marketing, les investissements en technologies de l’information, le développement de produits, etc.

Les décideurs utilisent le ROI pour prendre des décisions informées sur l’allocation des ressources et l’efficacité des investissements, contribuant ainsi à maximiser la valeur pour l’entreprise.

Le flux de trésorerie

Le flux de trésorerie, souvent appelé cash flow en anglais, est un indicateur financier crucial qui mesure la quantité d’argent qui entre et sort d’une entreprise sur une période donnée. Il offre une perspective sur la liquidité et la santé financière de l’entreprise en évaluant sa capacité à générer des liquidités à partir de ses activités opérationnelles, d’investissement et de financement.

Il existe trois principales catégories de flux de trésorerie :

  1. Flux de trésorerie lié à l’exploitation : Il représente les entrées et sorties de trésorerie générées par les activités opérationnelles de l’entreprise. Cela inclut les revenus provenant des ventes, les paiements des clients, les coûts d’exploitation, les paiements aux fournisseurs, etc.
  2. Flux de trésorerie lié à l’investissement : Il concerne les flux de trésorerie liés aux activités d’investissement, tels que l’achat ou la vente d’actifs fixes, d’investissements en titres, etc.
  3. Flux de trésorerie lié au financement : Il englobe les entrées et sorties de trésorerie liées aux activités de financement, comme les emprunts, les remboursements de dettes, le paiement de dividendes, etc.

La formule générale pour calculer le flux de trésorerie est la suivante :

Le flux de trésorerie est essentiel pour évaluer la solvabilité d’une entreprise, sa capacité à investir, rembourser des dettes, et distribuer des dividendes. Les gestionnaires financiers utilisent cet indicateur pour prendre des décisions éclairées et maintenir une santé financière robuste.

Le seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité, également appelé point mort, est le niveau d’activité à partir duquel les recettes d’une entreprise couvrent exactement ses coûts, et où elle ne réalise ni profit ni perte nette. En d’autres termes, le seuil de rentabilité représente le point où les revenus totaux égalent les coûts totaux.

Le calcul du seuil de rentabilité est basé sur les coûts fixes, les coûts variables et le prix de vente unitaire. La formule générale pour calculer le seuil de rentabilité est la suivante :

  • « Coûts Fixes » correspondent aux dépenses qui restent constantes indépendamment du volume de production ou des ventes. Ils comprennent les salaires fixes, les frais de location, etc.
  • « Prix de Vente Unitaire » est le montant perçu par l’entreprise pour chaque unité vendue.
  • « Coûts Variables par Unité » représentent les coûts qui varient proportionnellement avec le volume de production ou de ventes. Ils comprennent souvent les coûts des matières premières, la main-d’œuvre directe, etc.

Le seuil de rentabilité est un concept important pour les entreprises, car il permet de déterminer à quel niveau d’activité l’entreprise commence à réaliser un profit.

Au-delà du seuil de rentabilité, chaque unité vendue contribue positivement au bénéfice net.

En dessous de ce seuil, l’entreprise opère à perte.

Cette mesure est utile dans la planification financière et la prise de décisions stratégiques.

Le ROA

La « Rentabilité de l’actif » (ROA) est un indicateur financier qui mesure la capacité d’une entreprise à générer des profits à partir de ses actifs. C’est un ratio qui évalue l’efficacité avec laquelle une entreprise utilise ses actifs pour produire un rendement financier.

La formule générale pour calculer la rentabilité de l’actif est la suivante :

  • Le « Bénéfice net » correspond au résultat net de l’entreprise après déduction de toutes les dépenses, y compris les intérêts et les impôts.
  • Le « Total des actifs » représente l’ensemble des actifs de l’entreprise, comprenant les actifs courants (comme les stocks et les créances clients) et les actifs non courants (tels que les équipements et les immobilisations).

Une rentabilité de l’actif élevée indique que l’entreprise est efficace dans la génération de bénéfices à partir de ses investissements en actifs. Cela peut être un signe de bonne gestion financière et opérationnelle.

En revanche, une rentabilité de l’actif faible peut signaler des inefficacités dans l’utilisation des ressources, nécessitant une évaluation plus approfondie de la performance de l’entreprise.

Il est important de noter que la rentabilité de l’actif peut varier d’un secteur à l’autre, et il est souvent utile de la comparer à celle d’autres entreprises similaires pour avoir une perspective plus éclairée.

Le taux d’écart budgétaire

Le taux d’écart budgétaire, également appelé taux de variation budgétaire, est un indicateur qui mesure la différence entre les résultats réels et les prévisions budgétaires d’une entreprise. Il permet d’évaluer la performance financière en comparant les chiffres réels avec ceux qui étaient initialement anticipés dans le budget.

La formule générale pour calculer le taux d’écart budgétaire est la suivante :

  • « Résultat Réel » représente les chiffres financiers ou opérationnels réellement obtenus au cours d’une période donnée.
  • « Budget Prévu » correspond aux montants anticipés ou planifiés dans le budget initial.

Le résultat du calcul exprimé en pourcentage indique la différence de l’écart entre les résultats réels et les prévisions budgétaires. Un taux d’écart budgétaire positif signifie que les résultats réels sont supérieurs aux prévisions budgétaires, tandis qu’un taux négatif indique que les résultats sont inférieurs aux prévisions.

L’analyse de ces écarts budgétaires est cruciale pour la gestion financière d’une entreprise. Elle permet d’identifier les domaines où les performances réelles sont éloignées des attentes, ce qui peut conduire à des ajustements de stratégie, de budget ou d’opérations pour atteindre les objectifs fixés.

Le délai moyen de recouvrement

Le délai moyen de recouvrement, également connu sous le nom de délai moyen de paiement ou de cycle de recouvrement, est un indicateur financier qui mesure la durée moyenne nécessaire à une entreprise pour récupérer les fonds provenant de ses ventes sous forme de paiements. Cet indicateur est crucial pour évaluer l’efficacité de la gestion des créances d’une entreprise.

La formule générale pour calculer le délai moyen de recouvrement est la suivante :

  • « Créances Moyennes » correspondent à la moyenne des montants dus par les clients à une entreprise sur une période donnée.
  • « Ventes Journalières Moyennes » représentent la moyenne quotidienne des ventes.
  • Le résultat est souvent exprimé en nombre de jours.

Un délai moyen de recouvrement plus court indique que l’entreprise est capable de convertir ses ventes en encaisse plus rapidement, améliorant ainsi sa liquidité. À l’inverse, un délai plus long peut signaler des problèmes de gestion des créances, pouvant entraîner des problèmes de trésorerie.

La gestion efficace du délai moyen de recouvrement est cruciale pour maintenir une saine gestion financière et assurer une bonne santé de la trésorerie de l’entreprise.

Le ratio de liquidité générale

Le ratio de liquidité générale est un indicateur financier qui mesure la capacité d’une entreprise à faire face à ses obligations à court terme en comparant l’ensemble de ses actifs liquides (ou facilement convertibles en espèces) à l’ensemble de ses passifs courants (ou dettes à court terme). Ce ratio donne une indication sur la solvabilité à court terme d’une entreprise.

La formule générale pour calculer le ratio de liquidité générale est la suivante :

  • « Actifs Liquides » incluent les éléments du bilan facilement convertibles en espèces, tels que les espèces, les équivalents de trésorerie, les comptes clients et d’autres actifs courants.
  • « Passifs Courants » comprennent les dettes et les obligations à court terme, telles que les comptes fournisseurs, les charges à payer, etc.

Un ratio de liquidité générale supérieur à 1 indique que l’entreprise a suffisamment d’actifs liquides pour couvrir ses obligations à court terme. Cependant, un ratio très élevé peut suggérer que l’entreprise n’optimise pas l’utilisation de ses ressources.

Un ratio inférieur à 1 peut indiquer des difficultés à honorer les obligations à court terme, ce qui peut être préoccupant pour les parties prenantes de l’entreprise.

Il est important de noter que le ratio de liquidité générale doit être interprété en conjonction avec d’autres indicateurs financiers pour obtenir une image complète de la santé financière d’une entreprise.

Le coût unitaire

un service. Il s’agit d’une mesure importante dans le domaine de la gestion des coûts et de la comptabilité, car elle permet d’évaluer le coût moyen par unité produit.

La formule générale pour calculer le coût unitaire est la suivante :

  • « Coût Total » représente l’ensemble des dépenses engagées pour la production, comprenant les coûts directs tels que le coût des matières premières, la main-d’œuvre directe et les frais généraux de fabrication, ainsi que les coûts indirects.
  • « Nombre d’Unités Produites » est la quantité totale d’unités produites au cours d’une période donnée.

Le coût unitaire est essentiel pour plusieurs raisons :

  1. Prise de décision : Les gestionnaires utilisent le coût unitaire pour prendre des décisions sur la tarification, la production et les niveaux d’inventaire.
  2. Analyse de rentabilité : Il permet d’évaluer la rentabilité de chaque unité vendue en comparant le coût unitaire au prix de vente.
  3. Contrôle des coûts : Le suivi du coût unitaire est crucial pour le contrôle des coûts, car il aide à identifier les domaines où les coûts peuvent être réduits.
  4. Budget et planification : Le coût unitaire est utilisé dans l’élaboration des budgets et dans la planification à long terme de l’entreprise.

En résumé, le coût unitaire est une mesure clé pour évaluer l’efficacité des opérations, maximiser la rentabilité et prendre des décisions informées en matière de gestion des coûts.

On vous explique maintenant comment surveiller ces KPI grâce à vos outils informatiques. En les intégrant dans leur processus de suivi, les entreprises peuvent mieux comprendre leur positionnement.

3- L’informatique au cœur de votre analyse des KPI

Il est important de choisir des solutions qui correspondent aux besoins spécifiques de votre entreprise et de maintenir une communication claire avec les équipes responsables de l’analyse de vos KPI pour garantir une utilisation efficace des outils informatiques.

  • Centralisation de la donnée
    • Rassemble vos données de manières transparente
    • Avantages: Centralise vos données
    • Inconvénients: Cohérence des données difficile sans normalisation de la DATA
  • Système ERP
    • Outil intégré centralisant vos données
    • Avantages: Cohérence et intégrité des données
    • Inconvénients: Coût élevé et moins ouvert aux nouveaux outils (interfaces à prévoir)
  • Logiciel de Business Intelligence
    • Logiciel spécialisé pour collecter, analyser et visualiser vos données. S’appuie généralement sur un conteneur de données
    • Avantages: Ouvert aux outils externes et personnalisables
    • Inconvénients: Lenteur pour produire de nouveaux rapports, attention à la cohérence des données qui proviennent de plusieurs outils
  • Automatisation des processus
    • Améliore l’efficacité opérationnelle
    • Avantages; Simplifie vos tâches complexes
    • Inconvénients: Temps de mise en place à ne pas sous estimer

Centralisation de la donnée

L’intégration des données consiste à rassembler de manière transparente des informations provenant de différentes sources au sein d’une entreprise. Pour le calcul de vos KPI, cette intégration est cruciale pour garantir la précision et la cohérence des données financières. Voici comment l’intégration des données peut être mise en œuvre :

1. Centralisation des données financières

  • Sources multiples : Les données nécessaires au calcul de la marge d’exploitation peuvent provenir de divers départements tels que la comptabilité, les ventes, les opérations, et les ressources humaines. Assurez-vous que ces données sont centralisées et accessibles à partir d’une source unique, dans un conteneur de données par exemple.
  • Logiciels et systèmes : Intégrez les logiciels comptables, les systèmes ERP, les systèmes de suivi des ventes, et d’autres systèmes utilisés par les différents départements. Cela permet une collecte automatisée et régulière des données.

2. Normalisation des données

  • Unité de mesure : Assurez-vous que toutes les données sont normalisées en termes d’unité de mesure. Par exemple, si les ventes sont enregistrées en différentes devises, effectuez une conversion uniforme pour éliminer les incohérences.
  • Période de rapport : Harmonisez les périodes de rapport entre les départements pour éviter les décalages dans les données. Par exemple, si le service des ventes rapporte mensuellement et la production rapporte trimestriellement, normalisez les données en conséquence.

3. Connexion entre les services

  • Communication automatisée : Établissez des connexions automatisées entre les départements pour assurer une communication fluide des données financières. Cela peut inclure des intégrations directes entre les systèmes informatiques utilisés par chaque département.
  • Protocoles de sécurité : Mettez en place des protocoles de sécurité pour garantir que seules les personnes autorisées ont accès aux données financières sensibles. L’intégration doit être réalisée de manière sécurisée pour protéger la confidentialité des informations.

4. utilisation d’outils d’intégration

  • Logiciels d’intégration : Explorez l’utilisation de logiciels d’intégration dédiés qui facilitent la connexion entre différentes plates-formes. Ces outils peuvent simplifier le processus d’intégration des données.
  • API : Lorsque cela est possible, utilisez des API pour permettre aux systèmes de partager des données de manière sécurisée et en temps réel.

L’intégration transparente des données est une étape cruciale pour garantir que les informations nécessaires au calcul de vos KPI soient précises, à jour et cohérentes à travers l’ensemble de l’entreprise. Cela permet une prise de décision informée et une gestion proactive des performances financières.

Système ERP, classique mais efficace

Les systèmes ERP sont des outils informatiques intégrés conçus pour automatiser et centraliser la gestion des ressources et des processus au sein d’une entreprise. Ils jouent un rôle crucial dans la collecte, l’intégration et l’analyse des données liées aux KPI financiers.

1. Intégration des processus

  • Gestion des ventes : Les systèmes ERP permettent d’automatiser les processus de vente, de suivre les commandes et de générer des factures en fonction des tarifs établis. Cela garantit une précision dans la saisie des revenus.
  • Gestion des stocks : En intégrant les données liées aux stocks, les systèmes ERP aident à suivre les mouvements de stocks, à évaluer les coûts des marchandises vendues et à maintenir une visibilité sur les niveaux de stock.
  • Gestion des achats : Les systèmes ERP facilitent la gestion des achats en automatisant les processus d’approvisionnement, en suivant les coûts des matières premières et en facilitant la communication avec les fournisseurs.

2. Suivi des KPI

  • Les modules financiers des systèmes ERP comprennent souvent des tableaux de bord et des rapports personnalisables, permettant aux entreprises de suivre les KPI financiers, y compris la marge brute.
  • Rapports en temps réel : Les systèmes ERP offrent la possibilité de générer des rapports en temps réel sur la marge brute. Cela permet aux dirigeants et aux gestionnaires de prendre des décisions éclairées basées sur des données actualisées.

3. Amélioration de l’analyse

  • Les systèmes ERP facilitent l’analyse approfondie de la marge brute en permettant une segmentation par produits, par canaux de vente ou par régions. Cette capacité d’analyse granulaire aide à identifier les facteurs qui influent sur la marge.

4. Automatisation des processus financiers

  • Les systèmes ERP automatisent les tâches financières telles que la comptabilité, la gestion des factures électroniques et la génération de rapports. Cela réduit les erreurs humaines et améliore l’efficacité globale du processus financier.

En utilisant un système ERP de manière efficace, les entreprises peuvent optimiser la gestion de leur marge brute, améliorer la visibilité financière et prendre des décisions plus informées pour maximiser la rentabilité. L’avantage étant que toutes vos données soient au même endroit, ce qui facilite la récolte des données et son exploitation. L’inconvénient réside dans son ouverture à d’autres outils arrivant dans votre système d’infirmation. Il faudra interfacer des outils pour récupérer les données ou alors prendre des modules de votre ERP pou répondre au besoin.

Les logiciels de Business Intelligence, qui ne sont pas des ERP

Les outils de Business Intelligence sont des logiciels spécialisés conçus pour collecter, analyser et visualiser des données complexes. Ils jouent un rôle crucial dans la gestion des KPI financiers.

Voici comment vous pouvez utiliser ces outils efficacement.

1. Mettre en place des outils de BI

  • Choix d’outils : Sélectionnez des outils de BI tels que Tableau, Power BI, Qlik, ou d’autres en fonction des besoins spécifiques de votre entreprise. Ces outils offrent des fonctionnalités avancées de visualisation et d’analyse de données.
  • Intégration de données : Intégrez les sources de données pertinentes, y compris celles liées aux ventes, aux stocks, aux achats, pour avoir une vue complète de la marge brute.

2. Visualiser et analyser les données

  • Créer des tableaux de bord : Utilisez les fonctionnalités de création de tableaux de bord pour construire des interfaces visuelles interactives. Ces tableaux de bord peuvent inclure des graphiques, des indicateurs clés de performance (KPI), et des métriques spécifiques à la marge brute.
  • Visualisation avancée : Exploitez les capacités avancées de visualisation pour représenter graphiquement les tendances de la marge brute au fil du temps. Cela peut inclure des graphiques en barres, des graphiques linéaires, des cartes thermiques, etc.

3. Faciliter la prise de décision

  • Rapports personnalisés : Créez des rapports personnalisés pour partager des informations spécifiques avec les différentes parties prenantes de l’entreprise. Ceci facilite la prise de décision basée sur des données actualisées et fiables.

En mettant en œuvre des outils de BI, les entreprises peuvent améliorer considérablement leur capacité à surveiller, analyser et réagir rapidement aux données liées à leurs KPI, contribuant ainsi à une gestion financière plus proactive et efficace.

La qualité de la données est primordiale sur ce genre d’outil.

Automatisation des processus pour améliorer votre efficacité

L’automatisation des processus est une stratégie clé pour améliorer l’efficacité opérationnelle et réduire les erreurs. En ce qui concerne la gestion de vos KPI, l’automatisation peut simplifier des tâches complexes et contribuer à une plus grande précision. Voici comment.

1. Calculs simplifiés

  • Automatisation des données : Intégrez les systèmes qui calculent les coûts de production directement avec les processus de suivi des ventes. Cela élimine le besoin de saisie manuelle et garantit que les coûts sont constamment mis à jour.
  • Suivi en temps réel : L’automatisation permet un suivi en temps réel des coûts de production, assurant une précision accrue dans le calcul de la marge brute, par exemple

2. Réduction des erreurs manuelles

  • Élimination des saisies manuelles : En automatisant les calculs liés à vos KPI vous réduisez considérablement le risque d’erreurs humaines associées à la saisie manuelle des données.
  • Validation automatique : Intégrez des mécanismes de validation automatique pour détecter et signaler toute incohérence dans les données, minimisant ainsi les risques d’erreur.

3. Optimisation des processus

  • Flux de travail automatisés : Créez des flux de travail automatisés pour gérer le processus de bout en bout, de la vente à la facturation, en passant par le calcul de vos KPI. Cela garantit une cohérence et une efficacité maximales.
  • Gestion des exceptions automatisée : Automatisez la gestion des exceptions, par exemple, lorsque des données anormales sont détectées. Cela permet une intervention rapide et ciblée lorsque cela est nécessaire.

4. Alertes automatisées

  • Définition des seuils d’alerte
  • Choix des évènements déclencheur
  • Notifications en temps réel
  • Fréquence et méthode de notification

L’automatisation des processus dans la gestion de vos KPI offre une efficacité opérationnelle accrue, minimise les risques d’erreur et permet aux équipes de se concentrer sur des tâches plus stratégiques plutôt que des activités manuelles répétitives.

Comment notre équipe spécialisée peut vous aider

Lorsqu’une équipe spécialisée en redressement de projet en souffrance intervient, elle apporte une expertise stratégique et opérationnelle pour remettre le projet comptabilisé, finance ou contrôle de gestion sur la voie du succès.

Voici comment une notre équipe peut être bénéfique sur les aspects mentionnés ci-dessus, notamment en plaçant l’informatique au centre de l’analyse des KPI.

1. Diagnostic personnalisé : L’équipe spécialisée effectue un diagnostic personnalisé, tenant compte des nuances spécifiques à l’entreprise. Cela permet une compréhension approfondie des défis uniques et des opportunités potentielles.

2. Stratégie guidée par les résultats : Notre équipe travaille en étroite collaboration avec la direction pour élaborer une stratégie qui n’est pas seulement axée sur les défis immédiats, mais qui s’aligne également sur des résultats tangibles à long terme. Cela garantit que les actions entreprises sont en cohérence avec les objectifs de croissance et de rentabilité.

3. Optimisation des outils informatiques : L’intégration de l’informatique au cœur de l’analyse des KPI est l’un des piliers de l’approche de redressement de projets. Notre équipe supervise la sélection, la mise en œuvre et l’optimisation d’outils informatiques, veillant à ce qu’ils soient parfaitement adaptés aux besoins spécifiques de l’entreprise. Cela garantit une utilisation maximale des technologies pour améliorer l’efficacité opérationnelle et la prise de décision.

3. Centralisation de la données : En collaboration avec l’équipe informatique et surtout vos équipes métiers, responsables de la DATA, notre équipe peut superviser la mise en place de conteneurs de données, centralisant ainsi les informations essentielles pour une analyse précise des KPI. Elle surveille la cohérence des données en mettant en œuvre des procédures de normalisation, garantissant ainsi la fiabilité des informations utilisées.
Nous allons vous faciliter la compréhension de l’emplacement des données les plus importantes pour vos KPI (DATA GOUVERNANCE) avec vos responsables métiers.

4. Changement culturel et organisationnel : Au-delà des aspects techniques, l’équipe favorise un changement culturel au sein de l’entreprise. Elle travaille sur la transformation organisationnelle, encourageant l’innovation, la collaboration et l’adaptabilité aux évolutions du marché.

5. Gestion du changement et formation : Reconnaissant que tout changement significatif nécessite l’adhésion et la compréhension de l’ensemble du personnel, nos experts mettent en place des initiatives de gestion du changement et propose des programmes de formation. Cela assure une transition en douceur vers de nouvelles méthodes de travail et une appropriation optimale des nouveaux outils.

6. Suivi continu et ajustements : Notre équipe reste engagée même après la mise en œuvre des changements. Elle instaure des mécanismes de suivi continu, évalue l’efficacité des nouvelles stratégies et opérations, et propose des ajustements en temps réel pour garantir une adaptation constante aux conditions du marché.

Prêt(e)s à mettre en place ces 10 KPI Finance ?

En conclusion, les 10 KPI présentés dans cet article sont des indicateurs essentiels pour évaluer la performance et la santé financière d’une entreprise. Ils ne sont évidemment pas les seuls et bien d’autres vous aideront à évaluer la performance de votre entreprise.

Ces KPI offrent une gamme complète d’informations pour aider les entreprises à prendre des décisions éclairées, à identifier les domaines nécessitant des ajustements stratégiques, et à maintenir une performance financière solide. Il est crucial pour les entreprises de surveiller régulièrement ces indicateurs.

Il est important de les mettre en place si ce n’est pas déjà le cas. En collaborant avec une équipe spécialisée en redressement de projet, l’entreprise s’engage dans une démarche globale visant à revitaliser ses opérations et à rétablir sa croissance. Cette collaboration ne se limite pas simplement à la résolution des problèmes existants, mais s’étend à une transformation profonde des pratiques commerciales, de la stratégie et de la gestion des ressources.

En conclusion, l’engagement avec notre équipe spécialisée en redressement va au-delà de la simple résolution de problèmes immédiats. C’est une collaboration qui transforme la manière dont une entreprise fonctionne, alignant ses ressources, sa culture et sa stratégie pour un succès à long terme. En intégrant pleinement l’informatique dans cette démarche, l’entreprise se dote des outils nécessaires pour une gestion proactive et éclairée de ses indicateurs clés de performance financière.